Cette rentrée 2026 est marquée par une précarité aggravée de la jeunesse. À peine sortis d’un été caniculaire, avant-goût du reste de leur vie en conditions climatiques dégradées, la jeunesse entame sa rentrée dans un contexte social détérioré.
2 355 enfants sont à la rue sans solution d’hébergement. Un triste record recensé à la fin août par l’Unicef France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS).
Le droit au logement est pourtant un droit fondamental ! C’est une absurdité qu’il soit aujourd’hui si inaccessible pour la jeunesse, premier poste de dépense dans le budget étudiant selon la Fage. Il leur coûte 637 euros en moyenne, 10 % de plus que l’an passé. Une augmentation inexplicable et scandaleuse.
Leur vie entière est impactée : on enjoint les jeunes à choisir entre se loger, se soigner et se nourrir ! Un étudiant sur cinq ne mange pas à sa faim en France. Une maltraitance systémique qui laissera des séquelles pour leur avenir.
Les étudiants étrangers sont les plus appauvris en cette rentrée. Leurs frais d’inscription en licence et en master ont été multipliés par 16, tandis que le gouvernement leur a retiré les APL par décret. Une décision profondément xénophobe, qui ressemble à un premier essai avant généralisation à l’ensemble des étudiants.
Le marché du travail est aussi particulièrement hostile pour les jeunes. Leur taux de chômage dépasse les 20% pour les 15-24 ans. C’est pourquoi il est grand temps d’ouvrir le droit au RSA au 1,5 million de jeunes de 16 à 25 ans qui sont sans emploi ni formation. J’ai déposé une proposition de loi en ce sens à l’automne dernier et continue à me battre pour qu’elle soit inscrite à l’ordre du jour.
Car c’est précisément à cet âge que tout se joue. Laisser des jeunes sans ressources, c’est prendre le risque de les enfermer dans la précarité à très long terme.

