En circonscription, dans les médias, auprès de mon entourage… Je le constate partout : cette rentrée est une crise économique pour les ménages. Il n’est absolument pas normal de devoir se demander si l’on pourra acheter les fournitures de ses enfants, payer son loyer ou simplement manger sainement.
Pour les agriculteurs aussi, cette rentrée est une crise. Les épisodes de canicule qui se sont succédé cet été ont fortement abimé les productions de fruits et légumes, mais aussi l’élevage et la filière fromagère.
Dans ce contexte, les distributeurs tentent de tirer parti de la situation en appelant les Français·es à la solidarité : ils devraient se résigner à payer plus cher cette production nationale exceptionnellement réduite.
Mais quelle audace !
C’est de la pure démagogie que d’appeler à la solidarité entre consommateurs et producteurs, alors même que ceux qui captent la plus grosse partie de la valeur des produits sains sont les distributeurs. Comme démontré dans le rapport de notre commission d’enquête, si les produits frais, peu transformés et favorables à la santé sont aujourd’hui si chers pour les consommateurs, alors même que les agriculteurs peinent à se rémunérer, c’est parce que la grande distribution leur impose des marges démesurées.
Les distributeurs assurent défendre le pouvoir d’achat des Français. Il est désormais temps que ces engagements se traduisent en actes de rééquilibrage des marges au sein de la chaîne alimentaire.

