À l’occasion du renouvellement de la moitié du Sénat, j’ai choisi de rejoindre la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport.
Cette décision, je l’ai mûrement réfléchie. Nous traversons une période où les contre-pouvoirs sont fragilisés, où la concentration des médias dans les mains de quelques milliardaires s’accélère, et où l’audiovisuel public est mis sous pression. En 2026, ses crédits ont encore diminué de 71 millions d’euros par rapport à 2025, dont 65 millions pour France Télévisions.
L’information libre, indépendante et pluraliste est pourtant une condition sine qua non de notre démocratie. L’accès pour tous et toutes à la culture est également indispensable à la formation d’un esprit critique.
Lorsque l’on réduit les moyens du service public, qu’on fragilise les médias indépendants ou que l’austérité budgétaire frappe les lieux et les acteurs culturels, ce sont nos espaces d’information éclairée qui disparaissent.
C’est pourquoi je le répète : le rapport de Charles Alloncle sur l’audiovisuel public publié en mai dernier, issu de sa commission d’enquête aux multiples scandales, est une honte. Il a encore accéléré la dégradation du secteur et fait lever tous les cordons sanitaires envers l’extrême-droite qui subsistaient dans le paysage audiovisuel.
Pendant les trois prochaines années, je veux donc porter des combats indispensables :
- Défendre la liberté de la presse et la pluralité des médias ;
- Garantir un service public de l’audiovisuel fort et indépendant ;
- Soutenir les médias face à leur concentration monopolistique ;
- Et défendre les moyens consacrés à la culture et aux arts.
Je veux aussi faire de cette commission un espace où la jeunesse prend toute sa place. Les politiques ont la fâcheuse tendance à parler des jeunes sans jamais les écouter ou mieux, leur donner la parole. Pour poursuivre un travail déjà entamé avec les Jeunes Écologistes notamment, je m’engage à travailler à leurs côtés, partir de leurs expériences et construire les réponses politiques avec elles et eux.

