Canicule, la face cachée de l’iceberg climatique

Cela fait maintenant des décennies que nous alertons. Et voilà que le réchauffement climatique nous atteint de plein fouet, par vagues de canicules successives. Ce 23 juin, la France était tout simplement l’endroit le plus chaud de la planète, avec le Sahara !

Ces épisodes caniculaires s’intensifient : plus tôt, plus longs, plus chauds, plus fréquents. Fin juin, trois journées consécutives ont battu tous les records de chaleur en France.

Face à cette réalité climatique affolante, le gouvernement improvise. Ses mesures d’urgence témoignent de l’impréparation alarmante des macronistes et de leur déni écologique criant après 10 ans au pouvoir. 

Les écoles ont donc été partiellement fermées, le télétravail encouragé, les horaires décalées… Mais que deviennent celles et ceux qui ne peuvent pas télétravailler ?

Les aides à domicile, les livreurs, les ouvriers du bâtiment, les travailleurs agricoles, les agents d’entretien ou encore les personnels de restauration sont contraints à se rendre sur place malgré des températures immédiatement dangereuses pour leur santé.

Les conséquences sont dramatiques : le 26 mai dernier, dans la Drôme, un jeune de 19 ans est mort d’hyperthermie après une journée à travailler sur un toit. Selon l’Organisation internationale du travail, les décès liés à la chaleur sur le lieu de travail ont augmenté de 42 % dans l’Union européenne depuis l’an 2000.

Nous n’en pouvons plus. Le climat change. Nos droits doivent aussi changer.

C’est pourquoi les Écologistes proposent la création d’un congé climatique, permettant aux salarié·es de s’absenter jusqu’à cinq jours lors d’événements climatiques extrêmes, sans perte de revenus. Cette mesure permettrait de protéger les travailleurs les plus exposés lors d’un épisode de chaleur, d’inondation ou d’incendie.

Cette proposition n’a rien d’utopique : l’Espagne l’a déjà instauré depuis 2024. En France aussi, il est temps de reconnaître la protection des personnes face au dérèglement climatique comme droit fondamental.

Près de six Français·es sur dix soutiennent déjà cette mesure. 

Et vous ? Signez dès maintenant notre pétition !