Il y a 90 ans, les forces de gauche s’unissaient pour donner naissance au Front populaire. C’est en mémoire de cet héritage que nous nous sommes retrouvés à La Bellevilloise ce mardi 5 mai : pour célébrer cette histoire, mais surtout pour faire vivre, à notre tour, l’esprit de l’union.
Quatre-vingt-dix ans après les conquêtes sociales de 1936, cette commémoration résonne avec une force particulière. Face à la montée de l’extrême droite, l’histoire nous rappelle une chose essentielle : la gauche n’a jamais été aussi forte que lorsqu’elle sait se rassembler.
À l’approche de 2027, nous faisons le choix d’une gauche unie autour d’un projet de rupture avec le macronisme, le néolibéralisme et le conservatisme. Une gauche capable de répondre à l’urgence sociale, écologique et démocratique. Une gauche profondément antifasciste aussi, comme l’était celle de 1936. Car aujourd’hui encore, l’extrême droite représente la principale menace politique pour notre pays.
C’est le sens du message que j’ai porté en ouvrant cette rencontre sur mon engagement politique. Car il est né d’un choc démocratique : le 21 avril 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen accédait pour la première fois au second tour de l’élection présidentielle. Le lendemain, je prenais ma carte chez Les Écologistes.
Plus de vingt ans plus tard, notre responsabilité reste entière : refuser la banalisation de l’extrême droite et combattre son projet. Car elle menace directement les plus discriminés, nos libertés fondamentales, notre démocratie, l’égalité et la solidarité. Face à ce danger, nous devons faire front commun.

