Comme chaque année, nous étions nombreuses et nombreux dans la rue en ce 1er mai 2026, pour défendre les droits des travailleuses et travailleurs.
Partout dans le monde, cette date est le symbole des luttes sociales. Elle rappelle que les avancées syndicales n’ont été gagnées que par l’engagement collectif, de femmes et d’hommes qui ont su peser dans le rapport de force.
En France, le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré. Un droit concret qui nous permet à toutes et tous de manifester, de se rencontrer et de construire des liens politiques durables.
Pourtant, ce droit a été récemment menacé. La proposition de loi portée par Gabriel Attal et soutenue par la droite et l’extrême-droite veut assouplir ce droit. Elle entend élargir le champ des secteurs où les employés peuvent être sollicités le 1er mai.
Dans un premier temps, ne sont concernés que les salariés qui seraient volontaires ; une disposition qui ignore largement les capacités de pression des employeurs sur leurs salariés ! Comme pour les dimanches travaillés, une telle loi serait un recul à moyen terme pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses.
La mobilisation sociale les a fait reculer, pour l’instant. Mais personne ne doit être dupe : ils veulent nous enlever le 1er mai. Ils nous trouveront sur leur chemin à chaque fois que des droits seront menacés.
Cette proposition de loi nous rappelle qu’aucun droit social n’est définitivement acquis. Après dix ans de politiques qui ont fragilisé le droit du travail, il est temps de tourner la page du macronisme.
Résistons aujourd’hui, pour préparer les victoires politiques de demain !

