Cette année 2026 débute dans un climat d’urgence pour notre modèle alimentaire.
Urgence pour nos agriculteurs et producteurs, qui subissent de plein fouet le risque d’adoption du Mercosur par l’Union européenne, alors même qu’une majorité d’entre eux peine déjà à être justement rémunérée.
Urgence aussi pour les consommateurs, frappés par une inflation alimentaire opaque, qui pèse sur le pouvoir d’achat depuis 2021 et contribue à la précarisation des moins fortunés.
Si les producteurs peinent à vivre de leur travail et que les consommateurs voient leur pouvoir d’achat alimentaire s’effondrer, alors qui capte la valeur entre les deux ?
Dans ce contexte économique et social en crise, notre Commission d’enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution apporte des premiers éléments de réponse. Elle met en lumière l’opacité persistante dans la fixation des prix alimentaires, où ni les producteurs ni les consommateurs ne sont gagnants. Par ailleurs, il ressort des premières auditions que les produits ultra transformés et mauvais pour la santé ne sont presque pas margés, contrairement aux aliments sains.
En 2026, ma résolution est de clarifier les mécanismes de fixation des prix alimentaires pour comprendre à qui profite la misère côté producteurs comme consommateurs. Car le premier pilier de la justice économique, c’est la transparence.
Il conviendra également d’étudier la péréquation des marges entre des produits sains et ceux de moins bonne qualité nutritive, dans un souci de protection de la santé des consommateurs.

