Le 10 décembre, la première réunion constitutive de la commission d’enquête dont j’ai l’honneur d’être la rapporteure s’est tenue au Sénat.
Cette commission, composée de 19 membres désignés à la proportionnelle des groupes politiques, travaillera pendant un délai de six mois, conformément à l’ordonnance de 1958 qui encadre le fonctionnement des assemblées parlementaires.
Durant cette période, en tant que rapporteure de la CE, des prérogatives spécifiques me sont confiées afin de mener à bien notre mission :
- J’ai la possibilité de solliciter tout document ou information utile à nos travaux ;
- Je peux effectuer des déplacements sur le terrain pour recueillir directement les éléments nécessaires.
Par ailleurs, les personnes convoquées dans le cadre des auditions ont l’obligation légale de s’y présenter. En cas de faux témoignage ou de subornation de témoins, des poursuites judiciaires peuvent être engagées.
Ce cadre strict garantit la transparence et l’efficacité des commissions d’enquête, et offre aux parlementaires les outils nécessaires pour faire toute la lumière sur les sujets examinés.
Pour lancer nos travaux, j’ai souhaité organiser deux tables rondes : l’une réunissant les associations de consommateurs, l’autre les représentants du monde agricole et des producteurs.
Ces échanges permettront de poser un premier diagnostic partagé sur notre système alimentaire, avec celles et ceux qui en vivent les réalités quotidiennes et qui subissent directement les variations de prix.
Vous pouvez compter sur mon engagement pour lever le voile sur la formation des prix dans le secteur alimentaire et renforcer l’information des consommateurs sur ce qu’ils achètent et ce qu’ils mangent.
Les auditions seront diffusées en direct sur le site du Sénat. N’hésitez pas à m’interpeller d’ici là pour toute question ou contribution.

