4 millions de bouteilles retirées du marché : Perrier une nouvelle fois incriminé !

Un scandale sanitaire de plus. La cellule investigation de Radio France a révélé que près de 4 millions de bouteilles de Perrier ont été retirées de la vente, début décembre, après la découverte d’anomalies bactériologiques dans l’eau du site de Vergèze. La production avait déjà été interrompue du 23 au 28 novembre sur les deux puits encore actifs de l’usine.

Ces nouvelles révélations corroborent les conclusions du rapport de la commission d’enquête sénatoriale de mai 2025. Plus de doute : il s’agit d’une fraude systémique, consistant à traiter l’eau (par des filtres ou procédés de purification) avant embouteillage. Une pratique prohibée pour l’eau dite “minérale naturelle” payée au moins 200 fois plus chère que l’eau courante. Cette fraude, largement documentée, a été couverte pendant des années avec la complicité des gouvernements successifs, malgré les alertes émises dès 2021.

Il en va de la confiance que l’on peut accorder à l’eau vendue et consommée en France. C’est pourquoi j’ai immédiatement saisi la ministre de la Santé.

En tant que sénatrice, autrice de la première mission d’information du Sénat sur les eaux en bouteille, et vice-présidente de la commission d’enquête, j’exige que l’État prenne toutes les mesures nécessaires sur ces pollutions. Il doit révéler dès à présent l’ensemble des données et analyses technique au grand public afin que la transparence soit faite sur les types de contaminations (bactéries fécales, pesticides, microplastiques…), et le label “eau minérale naturelle” doit être au moins temporairement retiré pour les eaux mises en cause, tant que les garanties ne sont pas rétablies.

La protection des consommateurs n’est pas négociable. Nestlé Waters ne peut plus compter sur le silence ou l’amnésie collective.

L’affaire dépasse largement le cas d’une marque ou d’un groupe industriel. Elle interroge la transparence de l’autorité publique, la qualité de l’eau que nous consommons, et, plus largement, la confiance des citoyens dans nos systèmes de contrôle sanitaire.

Si l’État a caché cette fraude pendant des années, il doit aujourd’hui réparer, garantir, restaurer la confiance.

Je vous tiendrai informés des suites de cette saisine et des réponses apportées par le gouvernement. La vigilance citoyenne ne doit jamais s’étioler.