Le 25 septembre, j’ai participé à la Gaîté Lyrique à la journée « Libertés ou Monopoles », consacrée à la concentration croissante du pouvoir économique et à ses conséquences sur notre démocratie et notre économie.
Médias, numérique, intelligence artificielle, alimentation : dans de nombreux secteurs, une poignée d’acteurs concentrent aujourd’hui une part considérable du marché. Dans la grande distribution, quatre grands groupes contrôlent à eux seuls 80% de la distribution alimentaire en France.
Cette concentration n’est pas sans conséquences. Elle donne aux distributeurs un pouvoir considérable sur les prix payés par les consommateurs, mais aussi sur les entreprises agroalimentaires et les producteurs situés en amont de la chaîne. C’est ce que nous avons notamment mis en évidence au Sénat dans le cadre de notre commission d’enquête sur les marges de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution.
J’ai donc défendu lors de cette table ronde une conviction simple : nous ne pourrons pas durablement protéger le pouvoir d’achat et mieux rémunérer celles et ceux qui produisent notre alimentation sans rééquilibrer le rapport de force au sein de la chaîne alimentaire.
Un enjeu de concurrence, bien sûr, mais aussi de justice sociale, de souveraineté alimentaire et de démocratie économique.

