Jeudi 7 mai, le groupe écologiste du Sénat disposait de sa niche parlementaire. Une journée rare dans cette chambre où les groupes d’opposition disposent de peu d’espace pour inscrire leurs textes à l’ordre du jour.
Deux propositions de loi portées par les écologistes ont pu être examinées. Des textes de bon sens, utiles, concrets. Et pourtant, même dans ce cadre exceptionnel, il semble devenu impossible de faire avancer des mesures nécessaires sinon vitales !
Le premier texte, porté par la députée écologiste Sandra Regol et adopté à l’Assemblée nationale, a été défendu par Guy Benarroche. Il visait à mieux protéger les personnes menacées par la criminalité organisée notamment des réseaux de narcotrafics. Une proposition indispensable pour celles et ceux qui, au péril de leur sécurité, dénoncent et affrontent les réseaux criminels. Mais une alliance de la droite sénatoriale et du Gouvernement a empêché son adoption.
Les bancs à droite de l’hémicycle étaient vides, ils ont voté par scrutin de groupe : loin de leur bruit médiatique, voilà l’intérêt réel que porte la droite lorsque le sujet est le narcotrafic ! Nous regrettons que la droite ait choisi de bloquer ce texte sans proposer la moindre alternative pour protéger les personnes concernées.
Le second texte, porté par Mélanie Vogel et Mathilde Ollivier, concernait les Français·es de l’étranger. Aujourd’hui, ils ne peuvent pas ouvrir ou conserver un compte bancaire en France. Ce sujet concret touche directement la vie quotidienne de milliers de citoyen·nes. Là encore, la droite sénatoriale et le Gouvernement ont choisi de torpiller note texte.
Même lorsqu’il s’agit de droits qui devraient faire consensus, le Sénat refuse de débattre et reste verrouillé par des logiques partisanes. Pourtant, nos concitoyen·nes méritent mieux : des avancées concrètes, du courage politique et des moyens pour agir.

