J’ai exprimé mon inquiétude en ouverture de la “mission économie” du budget, ce samedi 13 décembre en tant que vice-présidente de la commission des affaires économiques au Sénat.
Je tire la sonnette d’alarme face à la copie budgétaire du gouvernement qui marque une grave rupture : la politique industrielle est dégradée, les acteurs ne sont pas protégés et l’ESS est maltraitée.
D’abord, le budget prévoir une diminution drastique des crédits alloués aux initiatives de décarbonations. Ce grave recul sape tout le travail déjà entamé en la matière, et éloigne la France du nécessaire chemin vers la transition écologique.
Ensuite, la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes subit une baisse des moyens depuis des années alors même que ses missions augmentent. C’est pourquoi je dépose un amendement de création de 50 ETP supplémentaires : il en va de la protection des consommateurs en termes de qualité sanitaire des biens, mais aussi en termes éthique, comme tristement illustré par la récente révélation des poupées pédocriminelles vendues par Shein.
L’Économie sociale et solidaire subit de plein fouet l’austérité gouvernementale. Le budget 2026 fait chuter les crédits ESS de -54 % ! De 26,8 M€ à 12,3 M€. Jamais l’État n’avait autant reculé, alors qu’il s’agit du seul modèle qui permet à la fois de réussir la transition écologique, de garantir la justice sociale et de reconstruire une économie territoriale vivante.
Ce sont des structures et services de proximité, implantés dans les territoires, qui ferment, accélérant la désertification des centres villes et abandonnant les associations et coopératives.

