Salle comble aux JDE pour défendre le pouvoir d’achat !

Le 21 août, les militant·es présent·s aux journées d’été des écologistes sont venus en force assister à notre table-ronde sur « Ce que la grande distribution ne veut pas que vous sachiez sur les prix alimentaires ».

Un échange indispensable en cette période où la grande distribution se présentent comme les défenseurs du pouvoir d’achat, alors qu’ils imposent des marges démesurées aux produits sains ! Comme nous l’avons révélé lors de notre commission d’enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution, les distributeurs pratiquent la péréquation des marges : par exemple, ils prélèvent 85% du prix final d’un oeuf bio, tandis que sur le Coca Cola et le Nutella, ils s’alignent au minimum légal, à savoir 10 %.

Cette injustice sociale alimentaire a de graves conséquences sur le pouvoir d’achat de produits sains des consommateurs, mais pas seulement. Elle est aussi délétère en matière de santé des consommateurs, de viabilité des entreprises productrices de produits moins transformés, et de soutenabilité agricole.

Tour à tour, les intervenant·es ont pu développer leur analyse, riches de leur expérience dans ce domaine. Nous avions la chance de recevoir :
Christophe Alliot, co-fondateur de BASIC ;
Mathieu Dalmais, porte parole d’Inside Track ;
Bertrand Malterre, président de Que Choisir Ensemble Nord-Isère ;
Anne-Claire Nicolas de la FEMAP
Ainsi que Sophie Pascal-Lericq, ma collaboratrice lors de la commission d’enquête aujourd’hui maire d’Arcueil, qui a brillamment animé cet atelier.

Je voudrais saluer les travaux de BASIC sur les coûts sociétaux de notre alimentation. J’y reviendrai dans une prochaine mensuelle, promis !

À cet atelier, toutes et tous ont eu l’occasion d’exposer leurs travaux et solutions. À l’échelle du comportement individuel, il est primordial de privilégier lorsqu’on le peut un commerce alternatif, respectueux des produits sains comme de celleux qui les cultivent et qui les achètent. Mais plus largement, les acteur·ices insistent : seule une loi ambitieuse sur la transparence des marges et leur rééquilibrage aura de réels bénéfices sur l’ensemble de la chaîne, des agriculteur·ices aux consommateur·ices.