L’atlas de l’eau : une nouvelle source d’inspiration !

L’eau n’est pas une marchandise comme les autres. Elle est un bien commun vital, au cœur de nos équilibres sociaux, environnementaux et démocratiques.

C’est tout le sens de l’Atlas de l’eau, présenté le 28 avril dernier à la Maison des Métallos par La Fabrique Écologique et la Fondation Heinrich Böll, auquel j’ai eu le plaisir de participer.

Cet ouvrage met en lumière les défis immenses auxquels nous faisons face : raréfaction de la ressource, pollutions croissantes, inégalités d’accès, tensions géopolitiques… Partout, l’eau devient un enjeu de pouvoir, de justice sociale et de souveraineté écologique.

À l’occasion d’une table ronde réunissant Florence Daumas, Gabriel Malek et Valéry Morard, nous avons débattu d’une question essentielle : comment garantir à chacune et chacun un accès équitable à une eau saine dans un contexte de pression croissante sur la ressource ?

Une chose est claire : la réponse ne peut pas être uniquement technique. Elle est profondément politique.

Ce combat est au cœur de mon engagement au Sénat. Après avoir conduit un rapport d’information sur le contrôle du traitement des eaux minérales et de source, puis exercé les fonctions de vice-présidente de la commission d’enquête sur les pratiques des industriels de l’eau en bouteille, je continue d’alerter sur les dérives du secteur.

Les scandales récents impliquant Nestlé Waters ont mis en évidence des défaillances graves, aussi bien du côté des industriels que des pouvoirs publics. Transparence, contrôle, protection de la ressource : nous sommes encore loin du compte.

Face à ces enjeux, l’Atlas de l’eau constitue un outil précieux. Il documente, éclaire et donne des clés pour agir.

Faisons de l’eau un sujet central du débat public. Car garantir à toutes et tous un accès libre, sûr et équitable à cette ressource vitale est l’un des grands défis démocratiques et écologiques de notre temps.