Le logement, révélateur d’inégalité sociale.

Deux rapports publiés ce mois-ci dressent un même constat : les inégalités socio-économiques explosent.

Selon le rapport annuel d’Oxfam, la fortune des milliardaires dans le monde a augmenté trois fois plus vite en 2025 que lors des cinq années précédentes. Douze milliardaires possèdent désormais autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité. En France, ils sont 53 à être plus riches que 32 millions de personnes, soit près d’un habitant sur deux. Et depuis 2017, leur fortune a doublé.

Cette concentration des richesses engendre des effets dramatiques. Le 30e rapport sur l’état du mal-logement en France pointe les conséquences de cette concentration des richesses : 

  • 350 000 personnes sont sans domicile fixe et 912 sont mortes de la rue en 2024.
  • Un million de personnes vivent sans logement personnel. 
  • 2,9 millions de ménages en attente d’un logement social, les expulsions et la précarité énergétique augmentent. 
  • 600 000 personnes vivent durablement chez un tiers par manque de moyens.

Le logement est devenu l’un des marqueurs les plus violents du creusement des inégalités. L’explosion des prix immobiliers, le décrochage des aides au logement par rapport aux loyers réels et l’insuffisance chronique de construction de logements sociaux enferment des millions de personnes dans des situations indignes.

Cette inégalité structurelle résulte de choix politiques. Face au règne des milliardaires et à l’aggravation du mal-logement, nous devons agir avec ambition pour que le droit au logement soit réellement appliqué. 

Au Sénat, je défends ce droit comme condition essentielle de la dignité humaine et de l’égalité sociale. Nous ne nous résignons pas : la justice fiscale, le renforcement du logement social et la régulation des marchés spéculatifs sont des impératifs démocratiques.

Nous continuerons à lutter pour que la justice économique et sociale l’emporte.