Mais où va l’argent payé à la caisse ?

Depuis le 1er décembre, les négociations commerciales entre fournisseurs et distributeurs ont débuté. D’un côté, les consommateurs trouvent que la vie est trop chère, et de l’autre, les producteurs, notamment agriculteurs, estiment ne pas être justement rémunérés. 

Où va l’argent ? Les marges des acteurs de la construction du prix restent opaques ! Cela n’est plus acceptable.

Pour lever le voile sur l’opacité des prix et des marges j’ai officiellement

lancé le 25 novembre dernier une commission d’enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution.

Nous avons besoin de questionner la responsabilité de chacun dans la formation du prix.

Les Français payent plus cher, les agriculteurs peinent à boucler les fins de mois et les marges des acteurs de la construction du prix restent opaques ! Cela n’est plus acceptable.

Quand un paquet de pâtes ou un litre de lait est vendu en magasin, une partie rémunère l’agriculteur, une autre le transformateur, une autre encore la logistique et la distribution. 

Mais ensuite, il existe une autre rémunération, moins visible : les remises négociées, les services facturés aux fournisseurs, les accords de référencement… On les appelle les “marges arrière”. 

Leur poids exact est difficile à évaluer mais c’est précisément ce manque de transparence qui justifie la création de la commission d’enquête. 

Dans quelques jours et à l’approche des fêtes de fin d’année, nous allons commencer les premières auditions. 

Pour marquer le coup, j’ai fait le choix de réunir deux tables-rondes avec les premiers concernés par les prix : 

  • Une première table ronde avec les associations de consommateur
  • La seconde table ronde avec les producteurs de filières alimentaires : céréales, viandes, oeufs …

Ces deux tables rondes se dérouleront respectivement le 18 et 19 décembre prochains et pourront être suivies sur le site du Sénat. 

Car ce que nous voulons, c’est comprendre précisément comment se construit le prix alimentaire : qui crée la valeur, qui la capte, et où se perd la confiance des consommateurs. 

La commission d’enquête devra nous permettre d’identifier les dérives et d’avancer vers un modèle plus juste pour tous·tes. 

Un modèle apaisé pour celles et ceux qui produisent, pour celles et ceux qui transforment, et pour celles et ceux qui achètent.